autrement...

20200429_PIERRE_BD-1

23 juin 2020

La permaculture, Quésako ?

Nous pourrions dire que la permaculture est un assemblage : agriculture de conservation + agroforesterie + agriculture biologique.

Mélanie

Mélanie

Aujourd’hui tout le monde parle de la fameuse permaculture. Pourtant, difficile d’y voir clair au milieu d’un jargon immense pour décrire l’agriculture durable : agro-écologie, agriculture de conservation, agriculture biologique, biodynamie, agroforesterie… Nous allons donc essayer de mettre un peu de lumière sur ce terme de permaculture.

Étymologiquement ?

Revenons à la racine : l’étymologie de permaculture : « permanant agriculture ». Faire de l’agriculture en permanence ! Cela peut se traduire par deux principes :

Il s’agirait tout d’abord que le sol soit en permanence cultivé ou couvert par un paillage : ne jamais laisser un sol nu et ne jamais labourer. On appelle cela l’agriculture de conservation. Nous comprenons aujourd’hui que c’est une base d’un sol en bonne santé.

Cela passe parfois par un semis ou une transplantation d’une nouvelle plante au milieu d’une autre déjà bien développée. Grâce à cette méthode, dès la récolte, la nouvelle plante est déjà bien présente pour protéger le sol. Mais ne soyons pas sectaire, il existe des formes durables d’agriculture ayant recours au labour.

Ensuite le mot « permanant«  peut être interprété pour nommer l’introduction de plantes pérennes dans notre champ.

Il s’agit souvent d’arbres, mais l’introduction de buissons est aussi la bienvenue : framboisiers et groseilliers par exemple.

Cette agriculture intégrant l’arbre au milieu des plantes annuelles, l’agroforesterie, présente de nombreux avantages écologiques.

Et concrètement ?

Pour la quasi-totalité des permaculteurs, l’utilisation des pesticides de l’agriculture conventionnelle et les engrais de synthèse sont bannis de leurs champs. Ils remplissent les critères du label agriculture biologique, mais le label n’est pas une condition pour définir son maraîchage comme de la permaculture.

Nous pourrions donc dire que la permaculture est un assemblage : agriculture de conservation + agroforesterie + agriculture biologique.

Grâce à ces pratiques, de nombreux insectes et animaux vont venir dans les parcelles. Si certains sont nuisibles, d’autres sont ce que l’on nomme des espèces auxiliaires, c’est-à-dire qu’elles sont des prédateurs pour les nuisibles. La permaculture repose donc sur des équilibres écologiques entre nuisibles et auxiliaires, nous pouvons dire qu’elle est agro-écologique.

Une philosophie ?

Mais pour certains permaculteurs cela ne s’arrête pas là : ils affirment que la permaculture repose sur d’autres piliers : la traction animale, une esthétique dans la place de l’agriculture au sein du paysage, le bien-être animal et de nombreux autres points. Certains avancent aussi que la permaculture est bien plus que de simples techniques agricoles, ce serait une philosophie de vie.

C’est pour cela qu’il semble particulièrement difficile d’utiliser ce mot qui englobe de nombreux aspects. Vous pouvez donc questionner les agriculteurs qui vous nourrissent pour comprendre leurs pratiques. Vous découvrirez alors les nombreuses possibilités pour faire pousser la même plante de manière durable.

Autres lectures

20200429_PIERRE_BD-1

La permaculture, Quésako ?

Aujourd’hui tout le monde parle de la fameuse permaculture. Pourtant, difficile d’y voir clair au milieu d’un jargon immense pour décrire...
651A3904

Pierre, le maraîcher de montagne

C'est au cœur des Pyrénées Ariégeoises, dans le Couserans, que l'on peut rencontrer Pierre, un maraicher engagé, passionné et passionnant....
crédit photo Thomas Salva - 2020

Manu, 19 vaches, 1 taureau et du fromage bio

Dans la vallée du Couseran, dans les Pyrénées Ariégeoises, Dora, Inès, Heïdi et compagnie partagent leurs vies avec un seul...